Syndicat de Copropriété : comment choisir le mode de gestion ?

La vie autour de la copropriété comporte de nombreuses responsabilités. Pour s’assurer que ses responsabilités soient bien gérées, il faut bien choisir le mode de gestion de la corporéité. La question étant : « comment choisir ? ». Focus sur les types de syndic de corporéité et leurs spécificités.

Syndic professionnel

En général, la gestion d’une copropriété est confiée à des professionnels. Grâce à la loi Élan, il est plus facile de se procurer des professionnels qualifiés pour gérer une copropriété.
C’est la solution la plus pratique, car la gestion d’un immeuble requiert plusieurs types de compétences d’ordre technique, juridique et de comptabilité. Il s’agit des compétences minimum requises pour gérer en bonne et due forme une copropriété. À cela s’ajoute un sens des relations pour discuter avec les copropriétaires et les membres du conseil syndical.
En outre, opter pour un syndic professionnel permet aux copropriétaires de bénéficier d’une garantie de responsabilité civile. Cette garantie permet d’obtenir une indemnisation dans le cas d’une faute de gestion. Contrairement aux autres modes de gestion, l’obtention de cette indemnité est plus facile.

En dernier, il faut rappeler qu’une obligation de gestion administrative et financière par des professionnels est nécessaire si la copropriété comporte plus de 3 ou 4 lots. Le respect de cette limite est essentiel, car les responsabilités seront trop lourdes à porter pour des personnes non professionnelles. D’ailleurs, pour une copropriété dans le programme immobilier neuf, les contraintes imposées au syndic sont fort nombreuses.

Syndic coopératif

Un syndic coopératif est le choix alternatif numéro un quand on ne veut pas faire appel à un professionnel pour gérer la copropriété. Faire appel à un professionnel coute cher, c’est pourquoi cette option d’autogestion est très appréciée. Étant donné qu’il n’y a pas de rémunération, les copropriétaires réalisent une économie considérable.
Dans un contexte d’autogestion, chacun se sent concerné par les problématiques soulevées lors d’une assemblée générale. Tous les acteurs principaux sont élus. En effet, il faut savoir que l’AG des copropriétaires élit les conseillers syndicaux et que le conseil syndical ou le président du conseil syndical élit le syndic. Il n’y a donc pas d’intervention d’une personne extérieure à la copropriété.

Faire appel à des professionnels est pratique en théorie, mais le processus de prise de décision est lent. Avec l’autogestion, les prises de décision sont plus rapides, car elles sont prises localement. La confiance et la transparence règnent, car les acteurs principaux de la gestion vivent au même endroit.

On cite aussi comme économie réalisée la baisse des charges de copropriété. Puisque le syndicat et les membres du conseil syndical sont tous des copropriétaires, les dépenses de copropriété sont réduites. En effet, c’est dans un intérêt financier commun et individuel que la réduction des charges s’impose d’elle-même.

Skyline, New York, Empire State Building, Gratte Ciel

Syndic bénévole

A cause de l’obligation de gestion administrative et financière, une copropriété doit avoir un syndic. Mais il n’est pas obligé d’être un professionnel. Par contre, les missions restent le même pour tous les types de syndic, soit veiller sur l’entretien de la copropriété et exécuter les décisions prises durant une assemblée générale. En général, un syndic bénévole s’impose lorsqu’aucun professionnel ne porte d’intérêt pour la gestion de copropriété. Ce cas de figure se présente surtout dans les cas des petites copropriétés.

Le premier intérêt de ce type de syndic est surtout économique. Comme son nom l’indique, il n’y a pas de rémunération à la clé, ce qui n’implique pas un paiement pour un service rendu. Toutefois, tout le monde ne peut prétendre à cette fonction. Il faut que la personne en charge soit un copropriétaire d’un logement dans la copropriété. De plus, pour assurer la bonne gestion, il faut que la personne possède un bagage dans le domaine juridique et comptabilité. Le second intérêt est que le syndic est plus proche des copropriétaires. Il connait très bien les problèmes et les actions qui s’imposent.

En revanche, il n’est pas conseillé d’opter pour un syndic bénévole pour gérer une grande copropriété. Ce dernier ne peut pas gérer à la fois sa vie professionnelle et les lourdes missions de la copropriété.

Syndic en ligne

Le syndic en ligne ou syndic à distance est un professionnel qui gère la vie autour de la copropriété à distance. Cela est possible grâce à la dématérialisation des échanges en utilisant des SMS, des appels, des mails, etc. Ce type de syndic vise surtout les copropriétés avec moins de 30 lots. Comme pour les syndics bénévoles, ils s’occupent des copropriétés délaissées par les syndics traditionnels.

En tant que professionnel, il propose une assurance responsabilité civile professionnelle et une garantie financière. Ce qui est un avantage non négligeable. Ensuite, il a comme atout des honoraires attractifs, plus abordables par rapport au syndic traditionnel. En dernier, tous les données sur la copropriété est consultable en ligne par le président du conseil syndical et les conseillers syndicaux.